Rien de dramatique ! Juste un adieu internet à ceux qui, sur ma liste « félibrige », ont reçu depuis des mois plusieurs documents et analyses sans m'avoir jamais signalé, ne serait-ce que d'un mot, qu'ils avaient bien reçu mes envois. Concrètement : tous les responsables du Félibrige, à l'exception notable des trois Majoraux Peireto Berengier, Marie-Noelle Dupuis et Rémi Venture.
Je vais essayer d'être clair et de formuler ce que je ressens : une organisation mistralienne qui se refuse à discuter du mistralisme est pour moi totalement INUTILE. Je n'ai pas dit « nuisible », simplement : inutile. Je réclame à son égard ce qu'un Israélien réclamait pour son pays : « non pas le droit à la différence, mais le droit à l'indifférence ». Le sort du Félibrige ne fait plus à ce jour partie de mes préoccupations intellectuelles et morales.
Il me faut régler quelques affaires en cours :
1)Les éditions Aigo Vivo cessent leur parution, vu le peu d'intérêt qu'elles ont suscité (et je ne parle pas ici que du Félibrige). Je crois avoir, avec 60 parutions en 4 ans, assez donné à « la Cause », et de mon temps et de mon argent. J'estime en conséquence que le n° 6 de l'énorme travail de la félibresse B. Zunino (index de l'Armana Prouvençau sur 150 ans) devrait être pris en charge par le Félibrige (et j'estime aussi qu'une telle somme de travail mériterait, et largement, une Cigale, mais je ne rends pas forcément service à Bernadette en écrivant cela)
2)Je n'ai aucune envie d'écrire pour publication le texte de ma communication au Flourege sur Mirèio (ou Mirelha, version Félibrige parisien) : Peireto Berengier m'est témoin que c'est uniquement grâce à son insistance que je suis allé au Palais du Roure parler devant la fine fleur du Félibrige. Je suis content que, pour ma dernière apparition devant un public félibréen, les choses se soient déroulées correctement, mais je ne souhaite pas prolonger par une publication.
3)N'étant plus inscrit au Félibrige depuis deux ans je crois, je demande au responsable de la publication Lou Felibrige de ne plus m'envoyer cette revue. Souci de préserver les finances de l'organisation, car le dernier numéro m'a semblé de meilleure qualité. Mais ne payant pas, je n'ai pas droit au service. Merci.
4)Je souhaite me défaire d'une série de documents touchant à l'histoire du Félibrige en Velay, en particulier la correspondance avec Boudon de Mistral, Mistral neveu, M. Jouveau, V. Bernard et un certain nombre de Majoraux. Comme SA Peyre (qui en son temps, de crainte que le Félibrige ne passât aux mains des occitanistes, avait légué ses papiers à la Ville de Nîmes) je prendrai mes dispositions pour que ces documents ne risquent pas un jour de se retrouver dans des mains ennemies, je veux dire félibro-occitanistes.
Adieu donc au Félibrige officiel, et au-revoir aux félibres non-alignés et aux non-félibres, à qui je continuerai d'envoyer mes trouvailles.
YG ce 4/II/ 2010

